Dépucelage et virilité

Dans mon dernier article, j’ai posé une question intéressante:

Quelle est cette obsession avec le dépucelage? Pourquoi lui accorde-t-on tant d’importance dans notre société, alors que le sexe et la séduction eux-mêmes semblent être couverts de tabous? Pourquoi est-ce vu comme un événement sacré pour les femmes, et un rite de passage pour les hommes?

C’est une question qui m’a concerné longtemps, épucelé par une chinoise">3 ans en fait. On en parle partout, et c’est souvent un thème central dans certains films. Ce que je remarque, dans ces discussions sur Internet, discussions avec des amis, films et émissions de télé, c’est un élément central (quoique les adhérents du « politically correct » tentent de le démentir avec des mots apaisants qui nous disent « sois toi-mêmes sans honte », la réalité est tout de même là et l’ignorer serait mavais): puceau = adolescence, compétence sexuelle = virilité = force.

En autres mots, le dépucelage serait un
rite de passage masculin dans notre société moderne. Et ce serait un piètre rite de passage, selon moi! Et pourtant, il semble bien que nous n’en ayons plus, de ces rites, dans notres société high-tech où tout se joue à des vitesses fulgurantes et plus personne ne connaît exactement son rôle dans la société. Il me semble selon moi qu’il en reste très peu de rites de passage pour les hommes – se joindre à l’armée, peut-être? Aller chasser? Aller vivre seul plutôt qu’avec ses parents? Se faire dépuceler? C’est à peu près ce qu’il nous reste, et même là, ce n’est pas tout le monde qui veut devenir militaire ou qui veut chasser.

Il nous reste donc « vivre seul » et « se dépuceler ». Merveilleusement pâle en comparaison à des expériences qui nous changent profondément, mentalement et physiquement. Contrairement à une femme, nous ne perdons rien physiquement lors de notre premier rapport sexuel (pas d’hymen!). Et la majorité de ceux qui se font dépucelé, bien qu’ils aient un petit boost de confiance en soi après, sont trop nerveux pour vraiment jouir de l’expérience, et donc leur 2e, 3e, fois sont tout aussi maladroites.

Selon ma propre expérience, ainsi que celle d’amis, je peux sincèrement dire que le dépucelage ne m’a pas changé tant que ça, ni eux. On voudrait le voir comme un rite de passage, on en parle comme un rite de passage, et pourtant
il n’en a pas les caractéristiques ni les effets.

Ce n’est que le SEXE, après tout!

En fait, c’est l’une des raisons pourquoi je me suis lancé dans une grande aventure, où j’ai déménagé en Europe, alors qu’auparavant j’ai vécu chez mes parents toute ma vie.
Cette expérience m’a changé, m’a fait grandir, et j’ai gagné en maturité et confiance. Des effets multiples bien plus importants et qui ont eu beaucoup plus d’impact que de perdre ma virginité. Un VRAI rite de passage, ou au moins pas mal plus près que tout autre expérience que j’ai vécue! C’est maintenant pour moi une source de force et de confiance, qui va rayonner dans toute ma vie.

Voilà donc la théorie à laquelle j’avais fait allusion dans mon article précédent. Notre société voit le dépucelage comme un rite de passage, alors que ça n’en est pas un du tout. Tout simplement un autre parmi
éprogrammation des conditionnements sociaux">tant d’autres, des conditionnements qui sont hyper importants à dénouer si l’on veut développer un noyau solide et bien réussir en drague, voire même dans toute la vie.
N’hésitez pas à partager dans les commentaires vos propres expériences qui ont été comme un « rite de passage » pour vous!