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Séduction internationale
La méthode du gâchis
Durant l’année 2008, j’en suis venu à une conclusion: arrêter d’idéaliser l’idéal.
Ce que j’entends par là, c’est que je passais mon temps à m’imaginer ce que je ferais si j’étais aussi bon que je voulais l’être, si j’étais en meilleure santé, si j’arrivais plus facilement à approcher des filles… Je m’imaginais un moi idéal qui atteignait ces buts-là, et j’essayais d’agir comme si j’étais cet idéal.
Et je n’arrivais à rien.
Au cours de réflexions, en écrivant dans mon journal (mon journal sur papier, dans un petit carnet que je transporte partout afin de prendre en note mes pensées, mes émotions, mes états d’esprit), j’ai soudain pris conscience que ça ne fonctionnait pas et que je devais faire les choses autrement.
C’est alors que je me suis rappelé de plusieurs détails, des petits trucs que j’emploies parfois pour me faire bouger lorsque je suis apathique, par exemple si j’ai des corvées à faire ou que je dois me faire à manger. C’est ce que j’appelle la méthode du gâchis.
Vous voyez, au lieu d’idéaliser comment je devrais faire les choses, j’ai décidé au lieu d’employer comment je fonctionne afin d’arriver à mes fins. Un peu comme dans certains arts martiaux où on enseigne à utiliser la force, l’inertie et les mouvements de l’adversaire afin de se donner à soi-même plus de puissance, j’ai commencé à faire de même dans ma vie personnelle.
Par exemple, j’ai déjà parlé du fait que la frustration est très motivante pour moi. Alors au lieu de vouloir être idéal, d’être motivé par des bonnes choses, j’ai commencé à me frustrer de différentes manières afin de me faire bouger et de parler aux femmes. Un exemple de la fin de l’an passé c’est que j’ai arrêté de prendre des numéros de téléphone, car je veux me motiver à leur parler plus longtemps, tandis que si je vise pour un numéro ou une adresse d’email, je vois ça trop comme une victoire et je ne persiste pas plus loin.
En ayant aucun autre recours que de continuer à parler à une fille, je me pousse à lui parler, sinon je suis frustré une fois que la conversation est terminée et que je n’ai plus de possibilité de la revoir!
Un autre exemple, d’où provient le nom de cette « méthode ». Comme pour quiconque, faire des corvées, nettoyer mon appartement, c’est très lassant pour moi. Je procrastine. Je remets tout ça à plus tard. Et plus tard est toujours.. plus tard.
Mais bien évidemment, ces tâches doivent être faites. Alors en me servant du même principe, j’accélère un peu les choses… Au lieu de tout mettre en ordre, je commence à tout mettre en désordre! J’ai des items à ranger? Je les éparpille par terre. Bientôt il y a tellement un gros gâchis que je n’ai pas le choix d’y faire quelque chose.. Et bien sûr, vu que j’ai bougé afin de créer ce gâchis, je suis déjà en « mouvement » et c’est bien moins difficile à ce point de me bouger les fesses afin de ranger le tout!
Et un autre bonus… Maintenant que tout est éparpillé j’ai une meilleure idée de ce qu’il faut ranger et comment je vais m’y prendre.
Et un autre exemple encore, un peu plus étrange: quand je dois me souvenir de faire quelque chose ou de dire quelque chose à quelqu’un, il semble être plus facile pour moi de m’en rappeler si je demande à quelqu’un d’autre de me le rappeler! À chaque fois, je m’en souviens avant même que cette 3e personne ne me le rappelle.. Comme si en parler à quelqu’un renforce ma mémoire.
Un dernier exemple: j’oublie facilement ce qui n’est pas devant moi. Alors si j’ai un article (comme celui-ci) à écrire, je me laisse une note sur mon Dashboard de mon Mac, que je consulte assez régulièrement. Si j’ai des fruits à manger, je les laisse sur la table afin que je les voies à chaque fois que je suis dans ma salle à manger. Si j’ai un livre à lire, je le laisse sorti. Etc. Ainsi je vois l’objet constamment qui me rappelle que je dois faire quelque chose. Et pour éviter que l’objet finisse par être oublié car trop familier, je ne le laisse pas toujours à la même place…
Bien entendu une telle méthode ne fonctionnera pas pour tout le monde. Comme j’ai mentionné plus haut, cette méthode découle du fait que je me sers de ma manière de pensée, ma façon d’être, d’une manière productive afin de me faire bouger et d’accomplir mes buts.
Dans mon journal, je catalogue graduellement un ensemble de tels processus afin de me faire bouger et de me motiver afin de séduire des femmes. Ce journal a été indispensable car il me permet de revoir un « instantanée » de mes pensées et émotions à un instant précis.. C’est primordial pour moi, car j’ai tendance à oublier des détails importants ou à me censurer la mémoire afin que je ne me souvienne pas de choses pénibles, de pensées négatives (qui pourraient élucider certaines questions), de processus qui ne sont pas idéaux!
À partir de tout ça je suis en mesure d’élaborer des petits trucs qui me font bouger.
Rien de tout ça n’est idéal, et pourtant ça fonctionne. Ça fonctionne bien mieux que si je m’évertuais à penser et agir d’une manière parfaite et complètement positive!
Peut-être que c’est ça qu’ils entendent quand ils disent « transformez vos faiblesses en force »…
