Inertie et chaos
Qui est en charge de mon cerveau? Moi, ou une entité intangible qui tire des cilles et me contrôle?
En me rendant compte que je suis en contrôle de mon cerveau, que je peux faire ce que je veux faire sans me limiter à faire ce que j’ai toujours fait avant, c’est là que j’ai commencé à comprendre.
Quand je me sens tout drôle et incapable d’approcher — J’ARRETE! Une réaction automatique n’est en fait pas si automatique que ça… C’est un paquet d’émotions et de pensées, des « flash » vraiment rapides qui se succèdent dans ma tête et finissent par me mettre dans un état bloqué où je ne fais pas grand chose. Mais c’est quand même MOI qui a ressenti et pensé ces choses.
Alors J’ARRETE! J’interrompt l’automatisme ainsi. Et ensuite je prends une décision. C’est toujours une décision, que je m’en rendes compte ou non, même si j’ai l’impression que c’est hors de mon contrôle.. C’est une décision. Une décision venant de l’état dans lequel tous ces flash rapides me mettent.
Alors J’ARRETE! Et je prends une décision différente. Et je le fais. Oui, je me sens nerveux, je trembles parfois, parfois quand je finis par m’ouvrir la bouche pour parler à une fille ça sonne tout faux et inconfortable ou je parle trop vite.
TANT PIS!
Je l’accepte. Le changement n’est pas confortable. Alors j’accepte que je serai inconfortable, que ce que je dis va sortir tout croche, que je vais trembler. J’ACCEPTE.
Je prends la décision d’agir et de laisser le résultat au hasard de la chance et du chaos.
Je ne peux pas contrôler l’issue, alors j’accepte d’avance l’issue quelle qu’elle soit.
En fait, c’est exactement pour ça que je dois accepter d’avance: je ne peux pas contrôler les événements, comment les autres réagiront; donc, je ne peux pas prédire ce qui va se passer. Et c’est ça que je faisais dans ma tête, je tentais de prédire l’issue d’une rencontre, et cela me bloque, même quand l’issue est positive (parce qu’encore une fois, je ne peux pas contrôler, donc ça ne va pas nécessairement finir comme je me l’imaginais!). Je prends donc la décision de laisser les événements me montrer comment ça va finir.
Et j’accepte l’issue. J’accepte que personne ne gagne à chaque coup. J’accepte le chaos.
Ce fut le début de mon changement, en début d’année. J’ai appris à reconnaître quand j’ai ces « flash » qui me mettent dans des états bloqués, et je m’arrête tout de suite. J’accepte le chaos et le hasard, et ma nervosité… Et je m’avance, pour découvrir ce qui va se passer (au lieu de me l’imaginer).